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Si les acteurs de terrain ne sont pas suffisamment formés, la victime ne sera pas capable de conscientiser la situation dans laquelle elle a été enfermée, même en dehors de la présence de son agresseur, parce qu’il a su l’en rendre dépendante.

Peur, perte de l’estime de soi, culpabilité, perte des repères, isolement… Une victime de violences conjugales est une personne à reconstruire : le professionnel est-il suffisamment armé pour l’aider ?

Dans « J’aimais le diable », on suit l’inexorable transformation de la victime qui, non seulement renie tout ce qu’elle est, mais est totalement submergée par un état de confusion qui l’empêche de prendre toute décision salvatrice.

Les professionnel.le.s doivent se poser véritablement comme personnes ressources en permettant à la victime de prendre conscience de sa situation et en parallèle, en brisant le manque d’information et l’isolement créé par l’agresseur autour de la victime, par le biais d’informations concrètes.

Chaque victime devrait pouvoir compter sur un professionnel proactif, capable non seulement de répondre à ses demandes – mais aussi et surtout -, de deviner, de sentir, d’interpréter  les appels au secours, les attentes et les motivations derrière la parole difficile de la victime, tout autant que de proposer des solutions lorsqu’elle n’en voit pas.

Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?